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Lutter contre la précarité étudiante avec Clover IA



Rencontre avec Louis Brulé Naudet, co-fondateur de Clover IA, application qui lutte contre la précarité étudiante.

1. Peux-tu me décrire ton action s’il te plait ?

Je suis le Co-fondateur et le Co-Président de la société Clover Intelligence Artificielle, organisme à but non lucratif, application web d’aide à la gestion de budget par intelligence artificielle, gratuite et anonyme, afin de garantir une utilisation plus éthique des données personnelles. Notre service s’adresse par essence aux étudiants, mais possède une volonté bien plus universelle, de part l’absence de sélection des utilisateurs, les idées d'inclusion pour les personnes en situation de handicap (daltonisme...), ou une charte écologique novatrice (réduction de l'impact du calcul matriciel sur les batteries, déportation de la puissance de calcul dans un data center refroidi à l’eau...) pour une innovation raisonnablement durable. Prochainement sera dévoilée une version anglophone et espagnole de notre site internet, afin d’éviter une rupture démographique trop rapide, et de répondre à la demande d’une cible estimée à 87 millions de personnes, d’après une analyse de la direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire, sur le seul continent européen.


Nos ambitions se veulent mondiales et nos perspectives de croissance sont illimitées, mon arrière grand-père écrivait dans ses mémoires : “Lorsque vous êtes pris dans l'engrenage de l'informatique vous ne pouvez plus vous en passer, vous attrapez cette maladie bien agréable qui vous entraîne toujours plus loin dans cet univers infini, vous avez le désir d'en savoir plus, et vous y prenez beaucoup de plaisir.”, et c’est avec une immense ferveur que notre équipe portera ce projet le plus loin possible.




2. Pourquoi, à titre personnel, as-tu décidé de t’engager ainsi ?

Passionné de développement informatique, j'ai eu la chance de grandir à proximité de Paris, métropole dynamique et surprenante qui m'a transmis un intérêt certain pour les stratégies de communication modernes et l’esprit d’entreprendre. Perfectionniste et sensible à la pratique artistique, j’ai depuis 3 années été pris d’amour pour l'algorithmique et les designs d’interfaces. C’est en joignant ces deux éléments qu’est apparu l'embryon d’un projet captivant, qui consistait en la production d’un réseau de neurones artificiels capable de composer des partitions mélodiques arbitrées par les règles du solfège inculquées via Machine Learning. Sur le plan technique, cette méthode faisait intervenir une conversion de variables catégorielles (notes de musique, accords...) en un langage purement mathématique afin de les normaliser sous un format interprétable par les Réseaux de Neurones Récurrents (RNN) à mémoire de long et court termes. Le traitement étant mathématisé sur un raisonnement bidimensionnel (valeurs/temps), une modélisation graphique mettant en exergue une courbe équivalente à un rendu financier à été à l’aune d’un questionnement nouveau, se focalisant sur la prévision des comportements collectifs des investisseurs sur les marchés. Sous l’impulsion des recherches du docteur Robert Cialdini concernant les notions de cohérence, de preuve sociale et d’autorité, la logique poursuivie s’est insérée dans une réelle doctrine, pratiquée notamment par les plus grandes banques d’investissement du monde.


C’est à l'issue d’un concours national d’informatique concernant les questions de précarité économique des étudiants, et suite aux incidents sociologiques de décembre 2019 que m’est apparue l’idée d’offrir un algorithme permettant une analyse statistique précise du comportement de consommation des utilisateurs, afin d’offrir une véritable solution d'arbitrage avec l’épargne et optimiser le bien être collectif, le tout, grâce aux meilleures technologies disponibles actuellement. Dès le lendemain du concours, je suis entré en contact avec Léo Arsenin, un ami spécialisé dans le développement web et dans le soutien des artisans à la transition numérique, et nous nous sommes lancés dans cette folle aventure avec une équipe de 8 personnes ultra compétentes et de tous horizons.

La réalité afférente à notre solution, est avant tout une insuffisance dans les offres des banques traditionnelles qui ne permettent pas de projeter une gestion personnalisée sur le long terme, ni n’apporte d’indicateurs statistiques expliqués ou outils de soutien pour les populations les plus fragiles. L’autre point de tension concernait l'accès à l’innovation, alors réservé aux grands investisseurs et aucunement au public. Avec Clover, nous ambitionnons de changer les choses et d'offrir à tous les meilleures technologies sans avoir a dépenser un seul centime ou de juguler la vie privée.


Ni votre adresse, votre prénom, ou celui de votre chat ne vous seront demandés pour utiliser notre outil. C’est une ligne directrice qui n’est pas toujours facile à suivre, mais à nos yeux, l’innovation est à ce prix.

Par ailleurs, nous avons longuement réfléchi à la mise en place d’un business model solidaire et raisonnablement utile. En ce sens, nous avons pris la décision de créer prochainement une section au sein de notre site internet dédiée à la communication des startups et des entreprises à faible budget de communication. L’objectif ici est double, d’une part proposer une solution lucrative afin de maintenir les systèmes informatiques et leur évolution, et d’autre part, d'apparaître comme une solution privilégiée à moindres coûts pour les startups et encourager l’innovation du tissu économique. Ce qu’il est important d’avoir à l’esprit lorsque l’on parle d’aide à la gestion de budget, c’est que, malgré la relative stabilité du taux de pauvreté, le nombre de personnes vivant sous les 60% du niveau de vie médian de la population a tout de même augmenté d'un million entre 2005 et 2015.


En 2016, selon l’Observatoire National de la vie étudiante, 22,7% des étudiants déclaraient avoir été confrontés à d’importantes difficultés financières durant l’année précédant l’enquête, et, selon une étude de l’Insee parue en 2018, 20,8% des élèves et étudiants se situeraient sous le seuil de pauvreté monétaire.

Toujours selon l'Observatoire national de la vie étudiante, près de 37% des étudiants présenteraient des signes de détresse psychologique graves et la situation ne semble pas s’améliorer avec la conjoncture économico-politique et sanitaire actuelle. Nous essayons ainsi d’être solidaires en tous points, en soutenant d’une part les consommateurs et d’autre par les entreprises, afin de proposer une solution éthique, puissante et en perpétuelle évolution.


3. Quel est l'intérêt de ton action à l'échelle collective et penses-tu pouvoir contribuer à la résolution du problème identifié ?

Souligné notamment par l'événement Startup for kids, le concours Total EDHEC Entreprendre et l’université Paris-Saclay, l'intérêt suscité par le projet s’avère être un formidable moteur de la dynamique productive.


À l'échelle collective, l’enjeux que nous poursuivons, est, pour le meilleur et pour le pire, une donnée anthropologique fondamentale sur ce qui nous rassemble, en tant qu'hommes juridiques, n’étant pas l’expression d’une vérité divine ou scientifique, mais celle d’une technique dogmatique de la vie en société.

Au travers de notre offre, nous essayons de résoudre l’œuvre d’Alain Peyrefitte, décrivant la société de défiance comme “propice à la lutte des classes, au mal vivre national”, et proposons un outil majeur dans la gestion d’actifs. Le champ des possibles est infini et les innovations sont et seront multiples. Nos ambitions à l'échelle collective vont naturellement croître avec l’engouement autour de l’organisme et son positionnement sur le marché.